La partie publique du site web du Gnobertürdan est co-gérée par plusieurs auteurs. La raison d'être de cette section est de vous les présenter succintement. Ces informations restent de la responsabilité de leurs auteurs et ne sont ni confirmées, ni infirmées, ni même commentées par le Gnobertürdan en tant qu'organisation. Il est possible que des informations contradictoires se trouvent dans la section "Rumeurs" de ce site, comme n'importe où ailleurs, sans qu'aucune ne soit réellement fausse pour autant. Bien entendu, il est également possible que l'une des deux informations se contredisant soit fausse, voire qu'aucune d'elles ne soit vraie. Mais comme vous le savez probablement, c'est la règle du genre.
Émiliano est né en 1971 en Argentine, plus précisément à Buenos Aires, dans une famille bourgeoise et très conservatrice. Pourtant, il ne parle pas un mot d'espagnol. En effet, à douze ans, après avoir lu Le Baron perché d'Italo Calvino, Émiliano Otero, qui cherchait déjà un moyen de rompre avec les valeurs familiales, décide de commencer sa lutte du côté du langage et cesse immédiatement de parler espagnol. Parallèlement, il se lance dans l'apprentissage du français, à l'aide de méthodes de langue et de romans de gare issus de l'impressionnante collection de l'un de ses oncles. Durant les années qui suivent, il accumule les excentricités de ce genre, fait le désespoir du très respectable clan Otero et écrit son premier essai entre son quinzième et son dix-septième anniversaire. Ce texte d'une centaine de pages, intitulé Tu danses mieux que moi, est photocopié à un millier d'exemplaires et vendu aux abords de l'université et dans différents lieux francophiles de la capitale argentine. Souffrant, de l'avoeu même de son auteur, d'une certaine naïveté et de graves défauts stylistiques, cet essai témoigne pourtant déjà de la fraîcheur et de la pertinence des idées d'Émiliano, et aborde également bon nombre des thèmes qui deviendront par la suite ses sujets de prédilection.
Quoi qu'il en soit, Emiliano Otero quitte son pays natal dès sa majorité et part s'installer en France, où il suit des études de lettres et de philosophie. Par la suite, il publie, généralement à compte d'auteur, plusieurs romans et essais : Sortir (1991), Le jour où Fernando Strada est mort (1992) , Moins de dents mais plus de postillons (1993) et Sociologie de l'underground (1995), tous salués par les connaisseurs, auprès de qui il jouit d'une réputation sans faille. Mais c'est en 1997, avec la sortie de Mon cul sur ton nez, qu'il démontre toute l'ampleur de son talent et se révèle tout à la fois brillant philosophe contemporain et satyriste hors pair. Par la suite, il s'est lancé dans l'écriture de romans philosophiques plus classiques, et a publié Paris la tête en bas (2000), L'art ancestral de l'égorgement (2001) et Encore perdu (2003), tous les trois aussi drôles qu'ils sont pertinents du point de vue de la pensée et des racines du Gnobertürdan.
En effet, les oeuvres d'Émiliano Otero constituent des sujets d'étude permanents dans les différents Cercles de l'organisation et toute personne qui voudra tenter de découvrir l'origine, la pensée, voire les fils conducteurs eux-mêmes du Gnobertürdan serait bien inspirée de commencer par lire tout ce qu'il a écrit.
En rédigeant ce texte, je sais à l'avance qu'Émiliano sera gêné par tant de louanges, mais il n'empêche : par sa production philosophique et l'influence qu'il a eue et continue d'avoir sur les membres les plus influents du Gnobertürdan, il a contribué à en relancer la section française et à orienter notablement la vision mondiale et les choix globaux de l'association depuis le début des années 90. J'espère que les textes qu'il publiera sur ce site achèveront de vous convaincre de son immense talent.
-- Brice Naudin, le 30 septembre 2004.
Avec Brice, on parlait souvent de poésie urbaine, quand on était jeunes. On en faisait pas, oh ça non, mais on en parlait. Des histoires de rimes et de beauté confectionnées à partir de morceaux de tôles rouillés, de ruelles urbaines humides et de clairs de lune sur des HLM pourris. On y croyait, mais on était vraiment trop des glandeurs pour mettre nos menaces à exécutions. De temps en temps, en rentrant de chez un pote, on se disait "hey, mate cet immeuble, avec la pluie et la lumière pisseuse du réverbère, ça ferait une bonne illustration de posésie urbaine", mais c'est tout. Et puis un jour, par le Gnobertürdan, j'ai découvert ce qu'écrivait Émilie et ça correspondait pile poil à ce dont je parlais avec Brice. Donc voilà, si je dois parler d'elle, il faut que je la qualifie comme ça : Émilie Menichaïm est une poétesse urbaine. Une qu'a la classe. Ca se retrouve même sur sa gueule, dans ses sapes, dans sa façon de parler, d'agir, de marcher : toujours ce mélange de cradeur et de beauté, de destroy et de magnifique. Mais attention, hein, rien à voir avec tous ces top-models de merde à qui on maquille un faux cocard et qu'on fringue pseudo-punk pour faire fashion et destroy. Chez Émilie, rien n'est calculé, c'est à peine si elle est consciente de tout ça (même si à force de le lui répéter, ça devrait commencer à rentrer), et d'ailleurs la plupart d'entre vous y resterait sûrement insensible.
En fait, Émilie Menichaïm est une personnalité rare au Gnobertürdan. À l'extérieur, on en trouve pas mal des comme ça, un peu évaporées, avec toujours une idée bizarre en tête, une lubie qui la lâche que quand la suivante s'amène, et une faculté de concentration sur les choses basiques de la vie proche de zéro. Mais au Gnobertürdan, on a plutôt les pieds sur terre, quoi qu'on en dise. Alors des filles comme Émilie, même si c'est souvent exaspérant, ça amène suffisamment d'air frais pour compenser les multiples incompréhensions qui nous (dés-)unissent.
Émilie Menichaïm pourrait être une grande poétesse, faire passer Brigitte Fontaine pour un cadre administratif du BTP sur les plateaux télés et appartenir à toute la clique d'artistes-intellos qui infestent Paris, mais non, elle est caissière à Carrefour. À mi-temps.
-- Dog, le 30 septembre 2004.
Dog est un simple chien.
-- Émiliano Otero, le 30 septembre 2004.
Brice Naudin ne fait pas partie du Gnobertürdan. Il fait partie de l'église du Sous-Génie, adhère à plusieurs ordres d'apprentis Chaos Magi, donne de l'argent à Médecins Sans Frontières, possède plusieurs sociétés et je le soupçonne même de s'être créé ses petits groupes conspirationnistes rien qu'à lui, mais il ne fait pas partie du Gnobertürdan. Il voudrait sans doute bien, beaucoup d'entre nous n'y seraient probablement pas opposés, mais il reste dehors, pour de nombreuses raisons qu'il, que nous, que vous n'avez pas à connaître.
Pourtant, on lui doit beaucoup. Et quand je dis "on", je ne parle pas uniquement de nous, mais aussi de vous. Il a révolutionné Internet une ou deux fois, avant de tout laisser tomber parce qu'il "en avait marre", il est à l'origine de brevets qui eux même sont à l'origine de la fabrication d'équipements que vous possédez certainement et qui sont quant à eux en partie à l'origine de votre angoissante apathie. Il apporte au Gnobertürdan une somme d'informations et une influence que l'on peut qualifier de phénoménales sans trop craindre d'être taxé d'exagération et sa marge de progression (et donc la nôtre) est encore considérable.
De plus, bien qu'il ne soit pas autorisé à enrichir la doctrine de notre organisation ou à influer officiellement sur ses orientations, il serait hypocrite de prétendre que ses lettres et les discours qu'il prononce parfois en tant que membre honoraire ne sont au final pas pris en compte par ceux qui sont en charge de définir la ligne de conduite et d'orienter la pensée du Gnobertürdan. C'est en fait l'une des raisons qui ont poussé les Premiers Cercles à souhaiter le voir s'exprimer sur ce site. Et malgré cette apparente ambiguité, les choses sont claires : Brice Naudin ne fait pas partie du Gnobertürdan.
-- Émilie Menichaïm, le 30 septembre 2004.